Investissement institutionnel

OPCI au Maroc : 176 MMDH d’actifs immobiliers à fin 2025

Les 65 OPCI recensés par l’AMMC détenaient 2 778 actifs immobiliers valorisés à 176,04 milliards de dirhams, pour un actif net cumulé de 133,97 milliards. Une photographie révélatrice de la montée en puissance de l’immobilier institutionnel au Maroc.

Deux chiffres à ne pas confondre

Les 176,04 milliards de dirhams correspondent à la valeur globale du patrimoine immobilier détenu. L’actif net des OPCI atteint 133,97 milliards de dirhams, tandis que leur endettement s’établit à 52,27 milliards. Il ne s’agit donc ni de liquidités disponibles ni d’investissements réalisés sur la seule année 2025.

L’enseignement domine les portefeuilles

Les actifs liés à l’enseignement et à la formation représentent 50,3 % de la valeur immobilière. La santé arrive ensuite avec 18,5 %, devant les immeubles à usage administratif à 17,8 %. Cette structure montre le poids des infrastructures de services dans les stratégies des OPCI.

Une occupation presque totale

Le taux d’occupation physique moyen atteint 98,7 % et le taux d’occupation financier 98,6 %. Pour les investisseurs institutionnels, cette régularité locative constitue un élément central de visibilité sur les revenus, sans dispenser d’examiner la qualité des locataires, les baux et les échéances.

Un marché porté par les institutionnels

Les banques détiennent 38 % de l’actif net, les compagnies d’assurance et organismes de prévoyance et de retraite 36,6 %, et la CDG 9,2 %. Les OPCI apparaissent ainsi comme un marché principalement structuré par des investisseurs de long terme.

Rabat-Salé-Kénitra en première position

La région Rabat-Salé-Kénitra concentre 30 % de la valeur immobilière détenue, devant Casablanca-Settat à 20,2 % et Fès-Meknès à 11,2 %. Cette hiérarchie reflète notamment le poids des actifs d’enseignement, de santé et à usage administratif.

Lecture PROFONCIA

La progression des OPCI confirme la professionnalisation de l’immobilier d’investissement au Maroc. La valeur d’un actif destiné à ce marché dépend moins d’un simple prix au mètre carré que de son usage, de la solidité de l’occupant, de la durée du bail, de la qualité juridique et technique du bien et de sa capacité à produire un revenu durable.